19 octobre 2016

Déjà en 2009, des ennuis avec blogger pour Tramezzinimag

"Plus de peur que de mal", tel était le titre d'un billet publié sur le blog originel après avoir piqué une GROSSE colère - déjà - contre Google. Il s'agissait à l'époque d'un simple problème technique due à cette monomanie des designers sur le net (syndrome très répandu aujourd'hui où il faut être en constante progression,  évolution, amélioration. Le toujours plus qui me fait enrager. Voilà ce que j'expliquais alors à mes lecteurs avec 9 commentaires à la clé (désormais introuvables car non archivés par Google, évidemment)... :
29 avril 2012

Que mes lecteurs me pardonnent. J'ai cédé bien vite à la panique et au découragement. Vos messages ont dû agir comme une prière puisque - avec le conseil d'autres blogueurs - je suis aprvenu à retrouver ce qui semblait engouti à tout jamais dans les méandres de la galaxie informatique. ..Il m'a fallu bien sûr, sacrifier sur l'autel de la modernité et de l'innovation effrénée l'ancien modèle du blog qui rendait de bons et loyaux services depuis le printemps 2005, et le résultat ne me convient pas encore tout à fait, mais l'essentiel est de n'avoir rien perdu des données figurant sur la colonne extérieure que vous aviez l'habitude de consulter. Ce sera l'occasion dans les prochaines semaines d'améliorer ce site et, pourquoi pas, d'innover aussi. Question de se mettre au goût du jour. Je ne voulais pas désorienter les fidèles de Tramezzinimag. Oublions l'incident. Pour fêter la bonne nouvelle, nous nous sommes régalés d'un risi bisi somptueux arrosé d'un Bardolino hors pair. Hauts les coeurs, reprenons notre route... Evviva Venezia ! 

..P.S. : furieux de cette mésaventure, je songe sérieusement à faire migrer Tramezzinimag vers WordPress, plus dynamique et plus fiable ! 
Le premier billet, celui de la colère : 
27 avril 2012
Fin (contrainte et forcée) 

Devant l'inanité et l'imbécilité (pour rester poli) des responsables de blogger qui décident sans nous demander notre avis des modifications qu'ils imposent à la présentation de nos blogs et devant l'impossibilité à l'heure où j'écris ce billet de trouver comment reprendre l'ancienne présentation peaufinée depuis sept ans, j'ai le regret de vous annoncer que je cesse, à regret, jusqu'à nouvel ordre toute parution sur Tramezzinimag. Tous les éléments qui composaient les colonnes permanentes de votre magazine virtuel ont été supprimées sans que je fasse une seule fausse manoeuvre et personne chez Blogger n'a encore déiagné répondre à mon appel au secours. Fatigué de cette course permanente au toujours plus et à l'innovation permanente, je préfère arrêter tant qu'on ne m'aura pas redonné mon ancien Tramezzinimag ! Cette grève durera et merci d'avance pour votre soutien à tous. Et si Tramezzinimag ne pouvait pas reprendre comme il était, merci à mes nombreux lecteurs pour leur fidélité.
Ce texte certes un peu outré a suscité à l'époque douze commentaires d'indignation et de soutien Les mêmes qu ont sgentiment réagi devant mon désarroi en juillet dernier quand Google a purement et simplement fermé mon compte et supprimé Tramezzinimag sans aucune explication ! J'enrage toujours autant bien que plus de trois mois soient passés ! Quelques semaines vénitiennes vont certainement apaiser mon courrouxMais pas ma hargne contre l'équipe Google et ses  dirigeants qui ne se pressent toujours pas pour répondre à mes sollicitationsJe ne croyais jamais connaître Big Brother en vrai et pourtant c'est exactement ça 

Venise, paradis musical contemporain...

Difficile d'écrire de nouveaux billets tout en allant jour après jour à la pêche aux articles publiés depuis 2005 et que je récupère dans les archives du net mas aussi que m'envoient des lecteurs. Bienheureux ceux et celles qui ont fat des copies d'écran ou des tirages papier  de Tramezzinimag de temps à autre. La création est donc un peu lassée de cotéPlus assez de temps pour mes recherches, l'iconographie, les vidéos... J'avoue tâtonner : dois-je laisser l'ancien blog dans les limbes de Google et entamer une nouvelle ligne éditoriale avec ce Tramezzinimag numéro deux  ? Faut- il au contraire rassembler le maximum d'arche, tout ce contenu qu fast la richesse du blog et les délices de tant de lecteurs qu ont manifesté leur désappointement ? Le nouveau blog est un peu brouillon, des republications anciennes, des nouveautés, des commentaires non enregistrés qufaisaient aussi l'intérêt du site avec vos désirs et vos demandes, vos suggestions, vos précisions et vos apports...  Faites-moi part de vos attentes en la matière Je suis preneur de vos idées  en attendant que Google veuille bien remettre en ligne  mon compte et le blog originel...

Archives du blog Tramezzinimag ( billet du 28 décembre 2011)



Vos commentaires m'ont donné envie de parler à nouveau de musique sur Tramezzinimag en ces temps de vacances. Des amis bordelais qui vont visiter le conservatoire Benedetto Marcello m'ont fait pensé à ce magnifique concert donné le 17 octobre dernier par l'Ex Novo Ensemble dirigé par Claudio Ambrosini et dont je voulais vous parler. 

Avec le titre alléchant de "Maraviglia udirai, si me secondi" (Des merveilles entendras si tu m'aides), le programme comportait six créations dont celle du compositeur britannique Geoffrey King, qui fut élève à Venise d'Ernesto Rubin de Cervin et du regretté Giuseppe Sinopoli. Ce fut un très intéressant rappel de l'originalité de ce que les critiques ont appelé la Nouvelle École de Venise où, sous l'impulsion de l'éminent pédagogue qu'est le baron Rubin de Cervin, une génération de compositeurs prolongea et développa le sérialisme en y ajoutant les acquis du jazz et de la polyphonie moderne. Née au conservatoire Benedetto Marcello, ce mouvement reconnait l'influence de la musique vénitienne traditionnelle autant que celle du mouvement post-serialiste de l’École de Darmstadt rendu célèbre par Stockhausen. Un monde musical inventif et grouillant que la plupart des touristes qui passent par le campo Santo Stefano sont loin d'imaginer. Venise a formé Luigi Nono, Bruno Maderna, Ambrosini, etc... Autant de compositeurs qui continuent de marquer la création musicale actuelle. 


Le compositeur anglais qui vit enseigne à La Haye depuis quelques années est un Fou de Venise lui aussi. Sa musique en a subi l'influence. J'aime chez lui ce mélange de l'esprit anglais (il est né à Croydon juste après la guerre) et de l'âme vénitienne. Thé au lait et scones autant que prosecco e tramezzini tonno-uova. C'est peut-être pour cela que sa musique me touche. 

L'entendre exécutée dans la belle salle de concert du conservatoire Marcello est un bonheur. Après la jolie promenade qui nous amène de San Barnabà à Santo Stefano, en passant par la ruelle qui longe l'ancien cinéma et le marchand d'art ancien, pour déboucher sur le campo de l'Accademia, le vieux pont de bois, la vue merveilleuse qu'on a en traversant le canalazzo, puis le campiello san Samuele rempli de chats de mon temps, le joli puits, Santo Stefano, immense terre-plein puis sur la droite, après le somptueux palazzo Franchetti, le majestueux palazzo Pisani qui jaillit devant nous. Dès le cortile, règne dans ces lieux une atmosphère à la fois légère et très sérieuse. légère car la musique éclate de partout et les lieux sont remplis de jeunes gens rieurs et tapageurs, mais sérieuse aussi car on pénètre dans une école où l'on travaille dur... 


Une salle comble, beaucoup d'élèves, de nombreux vénitiens et pas des moindres. Venise n'a jamais cessé d'être une capitale musicale. Le nombre de fondations et d'associations liées à la musique le prouve comme l'Istituto Antonio Vivaldi et l'Istituto per la Musica de la Fondation Cini, la Fondation Lévi ou la Fondation Bru Zane. Une musique parfois difficile mais jamais ennuyeuse ni pesante, toujours très enclavée dans notre temps, pleine de citations venues du jazz ou de la musique populaire, des grandes œuvres classiques aussi. L'occasion de se souvenir qu'aux musiciens cités plus haut, il faut ajouter les noms de Ermanno Wolf-Ferrari, Gian-Francesco Malipiero, Goffredo Petrassi, Bruno Maderna... Riche portée de génies pour une petite ville de province qui n'a jamais cessé d'être une capitale musicale.

Geoffrey King pensif sur les lieux de sa jeunesse, se souvient de son passage au conservatoire 
dans la classe du baron Ernesto Rubin de Cervin 


Le compositeur hollandais Roderick de Man pose sur le pont San Moïse, 
à côté du Bauer Grunewald où logeait Igor Stravinsky 


Geoffrey à la terrasse de Montin, la Gelataria San Stefano. 
Pause cappuccino avant le début de la répétition au conservatoire voisin. 


Rudy aux fourneaux chez les Rubin de Cervin 


Dîner chez le maestro Rubin de Cervin 
qu'on voit ici entouré de ses petits-enfants


2 commentaires:

Anonyme a dit…
Claudio Ambrosini est un ami ; sa "Passione secondo Marco" est une merveille. Son opéra : "Il Killer di Parole" donné à la fenice en décembre 2010, a été très apprécié et je lui souhaite une reconnaissance au combien méritée.
Merci, Lorenzo, de rendre hommage aux artistes qui continuent à faire de Venise une ville de l'Art vivant.
Que cette année 2012 vous permette de continuer à nous régaler avec vos billets si bien écrits.
tanti auguri.
Cordialement Gabriella
Lorenzo a dit…
Mille mercis pour votre fidélité, Gabriella e tante auguri anche a lei.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...