01 octobre 2011

Le Spanglish sandwich (Keller sandwich)

Les pauvres malheureux pour qui le sandwich s'arrête au simple jambon-beurre ou au pâté-cornichon n'ont pas idée des merveilles gastronomiques, époustouflantes trouvailles pour les papilles. Il y a les tramezzini - Tramezzinimag, vous le savez, se veut depuis 2005 l'infatigable zélateur de cette merveilleuse invention. Il y a le Club Sandwich dont la version la plus aboutie est celle d'Arrigo Cipriani, toujours servi au Harry's bar et au Harry's Dolce. 

Et puis, il y a tous ceux que d'émérites chefs inventent. Le spanglsih sandwich est un des plus grands. On lui donne le plus souvent ce nom car sa préparation figure dans une scène mémorable du film de James L. Brooks, Spanglish, sorti en 2005 avec Adam Sandler, la ravissante Tea Leoni et la non moins superbe Paz Vega. Peut-être certains d'entre vous s'en souviennent. cette comédie typiquement américaine raconte l'histoire d'une jeune femme mexicaine qui s'installe à Los Angeles avec sa fille et qui rentre au service d'une famille américaine dont le mari est un célèbre restaurateur. Dans une scène mémorable du film, le personnage principal revenant de son service au restaurant, se prépare avec amour ce fameux sandwich. Rien que de le voir à l'écran donne faim. Il a en fait été créé par un célèbre Chef californien (mais oui, il y en a), un ancien de chez Taillevent, reconnu comme un des meilleurs cuisiniers du monde, qui officie depuis 1994 au French Laundry, l'un des plus fameux restaurants de la Napa valley, un certain Thomas Keller.

Les ingrédients : 3 ou 4 tranches de bacon, 2 tranches de Monterey Jack (fromage californien créé par les franciscains au début du XVIIIe et qui ressemble un peu au cheddar blanc très frais ou à la feta turque dessalée), 2 tranches de pain de campagne (j'utilise des tranches pain de mie anglais complet), 1 cuillère à soupe de mayonnaise, 4 tranches de tomates bien mûres, 2 feuilles de laitue, beurre, 1 œuf.

3 commentaires: (Archives Google)

ytaba36 a dit…
Ho fame!
Yvonne
Michelaise a dit…
Thierry Marx, du temps où il était encore "par chez nous" avait accepté de parrainer une formation avec pôle emploi (qui ne s'appelait pas encore ainsi !) pour de la cuisine rapide de qualité !! De jeunes bordelais avaient ainsi acquis une qualification en suivant un cursus de 6 mois je crois et avaient appris à faire du "à consommer rapide" mais original, attrayant etc... j'avais trouvé l'idée sympa
Lorenzo a dit…
Effectivement. Il serait intéressant de savoir ce qu'ils sont devenus et ce qu'ils en ont retiré. Quant à la cuisine moléculaire... je trouve l'idée moins sympa, mais je dois tourner au vieux machin réactionnaire...

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